Des épaves de la Deuxième Guerre mondiale

Trois épaves de navires coulés en septembre 1942 par le sous-marin allemand U-517 durant la Deuxième Guerre mondiale ont été découverts près de Cap-Gaspé, en Gaspésie. L’historien Samuel Côté et le Centre interdisciplinaire de développement en cartographie des océans (CIDCO) en ont annoncé la découverte le 10 novembre. Les épaves sont celles des navires grecs Mont Pindus et Mont Taygetus, ainsi que le navire canadien Oakton. La bataille du Saint-Laurent est l’un des seuls épisodes nord-américains de la guerre Samuel Côté s’est fait connaître dans l’émission Chasseurs d’épaves.

Cet article fut publié dans le numéro de décembre de l’Écho d’Acadie, accessible gratuitement en suivant ce lien.

Par Patrick de Grasse

À la recherche des Basques

Plusieurs peuples ont explorés et colonisé l’Acadie: les Vikings il y a 1000 ans, puis les Français, les Portugais, les Espagnols, les Écossais et Anglais.

Plusieurs peuples de pêcheurs et de chasseurs ont aussi exploré nos côtes, notamment les Basques, qui vivent dans les Pyrénées, entre la France et l’Espagne.

Peu de leurs sites archéologiques sont connus. Toutefois, un livre appelé le routier de Piarres Detcheverry, datant de 1677, a été traduit en 2014 par la chercheuse Miren Egaña Goya.

Le routier comprend une description très détaillée du trajet emprunté par les pêcheurs, ainsi que des difficultés de navigation et les emplacements des postes de pêche saisonniers. Nous apprenons ainsi qu’ils avaient un poste à Miscou, l’un vraisemblablement sur l’île de Caraquet, en plus des autres déjà connus en Gaspésie, notamment.

Brad Loewen, professeur d’archéologie à l’Université de Montréal et qui a coécrit avec Miren Egaña Goya un article sur le sujet, a aussi effectué un relevé archéologique de la Péninsule acadienne à l’été 2014. Le but avoué était de retrouver les sites de pêche basques dans la région. Des fouilles de plus grande ampleur devaient avoir lieu en 2015 mais le financement n’a pas encore été accordé. Ce n’est que partie remise!

Cet article fut publié dans le numéro de décembre de l’Écho d’Acadie, accessible gratuitement en suivant ce lien.

Par Patrick de Grasse

Fous des blocs LEGO

Inventées en 1936 par un menuiser danois du nom de Ole Kirk Christiansen, ces petites briques en plastique continuent de faire fureur auprès des petits…et des grands! Par Patrick de Grasse.

Jacques Detraz, 50 ans, est domicilié à Dieppe. Comme de nombreuses personnes, il a pris la piqûre des LEGO à l’âge adulte, il y a quinze ans. Qu’est-ce qui attire autant de personnes dans ce passe-temps? Dans le cas de Jacques, il jouait en fait un peu aux LEGO quand il était enfant mais c’est lorsque son propre fils a atteint l’âge pour y jouer qu’il a recommencé à en faire.

Jacques est à l’origine du club NovaLUG, qu’il a fondé vers 2002 alors qu’il habitait à Halifax. Le club compte de nombreux membres, dont une dizaine sont actifs. Ils habitent surtout en Nouvelle-Écosse mais il y en a aussi au Nouveau-Brunswick. L’âge des membres varie énormément, de 20 ans à 73 ans. Le club se rencontre rarement compte tenu de l’éloignement des membres mais organise une exposition par année. Ces expositions sont toujours un succès et attirent plus que des membres du club.

Jacques s’intéresse plus particulièrement aux LEGO Technic et aux Mindstorm. Il a participé à plusieurs compétions de robots sumo d’où il a remporté des prix, entre autres à Washington.

Les amateurs de LEGO utilisent des sites comme
Flickr ou Brickshelf pour montrer leurs créations au
monde. Youtube est aussi très pratique, surtout pour
les véhicules ou les mécanismes. Jacques déclare même être fier
qu’une personne en Belgique a copié l’un de ses modèles figurants sur
Youtube.

Les amateurs de LEGO peuvent acheter leurs pièces directement auprès de l’entreprise, auprès de leur club ou de sites spécialisés tel que Bricklink. Certaines créations peuvent être très grosses, Jacques a déjà attendu des mois et dépensé 1000$ pour compléter le socle de sa version de la statue de la Liberté.

Alice Finch, une Néo-Zélandaise, a déjà utilisé plus de 100 000 pièces pour recréer l’école Poudlard, de l’univers de Harry Potter.

D’ailleurs, autant les femmes que les hommes participent a ce passe-temps. Les créations les plus populaires sont sur le thème des trains ou des châteaux mais des gens font aussi des véhicules, des bâtiments, des vaisseaux, etc.

Il y a même des cinéastes faisant des films en LEGO, une activité à l’origine de l’idée du récent film d’animation.

LEGO est désormais le plus grand fabricant de jouets au monde. Selon Jacques Detraz, la qualité de ses pièces ne se compare pas à la concurrence.

Cet article fut publié dans le numéro de décembre de l’Écho d’Acadie, accessible gratuitement en suivant ce lien.

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L’un des robots sumo de Jacques Detraz (Gracieuseté).

Rien ne va plus à la SANB (mise à jour)

Une crise de confiance secoue depuis juin la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB).

L’assemblée de juin

L’assemblée annuelle de la SANB, ayant eut lieu en juin à Grand-Sault, fut annulée lorsque la Forum des organismes acadien décida de boycotter l’événement. Une motion de censure envers la présidente fut ainsi adoptée le 12. Le président du Forum, Jacques Verge, n’a pas précisé la raison de cette motion mais soutient qu’une «  série d’événements une série d’incidents au cours des derniers mois qui ont fait en sorte que les organismes ont perdu confiance ».

Des délégués ont dénoncé le fait que les organismes n’ont pas assez de voix aux assemblées, le vote d’un représentant étant égal au vote d’un citoyen. En effet, la SANB est formée d’un forum des organismes et un forum des citoyens. On accuse aussi la présidente d’ingérence et un style de gestion autocratique.

Le 13 juin, Jeanne-d’Arc Gaudet est soutenue par une motion de confiance. Les délégués présents, membres du Forum des citoyens, déclarent tout de même l’assemblée non valide et votent pour un processus de médiation avec les organismes.

Lettres ouvertes
Le 16 juin, Jacques Verge publie une lettre demandant la démission de la présidente, « pour le bien-être de [la SANB] ». Jeanne-d’Arc Gaudet répond elle-même dans une lettre ouverte qu’elle refuse de démissionner mais reconnait qu’il y a « des défis de gouvernance presque insurmontables à la SANB » et qu’« il faut réformer » l’organisation. La présidente reçoit quant à elle le soutien de plusieurs dirigeants, dont Hélène Boudreau, vice-présidente du Forum des citoyens.

Médiation sans effet
Même si le conflit ne se résous pas, le conseil d’administration propose la tenue d’une nouvelle assemblée du 7 au 8 novembre. La présidente finit par l’annuler et la repousser de quelques mois.

Cette décision fait suite à une proposition de résolution du conflit de la part de Patrimoine canadien, le principal bailleurs de fonds de la SANB.

Jean-Guy Rioux, un ancien président de la SANB, déplore que l’organisme en soit rendu là et rappelle que l’organisme est obligé de tenir une assemblée annuelle au plus six mois après la fin de l’exercice financier et que le délai est déjà dépassé. Il avoue quand même qu’il faut « changer cette structure » .

Le 13 novembre, six membres du conseil d’adminsitration de la SANB, notamment Jacques Verge, démissionnent, en dénonçant le « dysfonctionne-ment généralisé » et le « style de leadership » de la présidente. La porte-parole de la SANB, Chantal Varin, affirme « qu’il est désormais impossible de remplir notre mandat de façon adéquate et transparente ». La présidente se dit « soulagée » de cette vague de démission et qu’elle va se « rendre au moins jusqu’au 28 novembre pour voir quel genre de modèle de gouvernance veulent les citoyens. ».

L’ancien président, Jean-Marc Nadeau, croit que tous les membres du conseil d’administration devraient démissionner, pour « mettre le compteur à zéro ».

Le Forum citoyen de la Société de l’Acadie du N.-B. a organisé une journée de réflexion «  pour repenser la structure de gouvernance » le 28 novembre dernier à Moncton. Selon les observateurs, la rencontre s’est déroulée dans le calme.

Le numéro de janvier de l’Écho d’Acadie vous informera des nouveaux développements.

Cet article fut publié dans le numéro de décembre de l’Écho d’Acadie, accessible gratuitement en suivant ce lien.

Par Patrick de Grasse

Au revoir, Madame Yvonne!

Yolande Poirier, l’interprète du fameux personnage de théâtre Madame Yvonne, est morte le 25 octobre dernier à l’âge de 66 ans, dans son village natale de Notre-Dame-de-Kent. Elle avait lutté contre le cancer durant longtemps.

Elle a interprété le fameux personnage durant quelques années au sein de la troupe « Les Femmes de Coeur », figurant dans les pièces Madame Yvonne entre au foyer, Votez Madame Yvonne et Bonne fête Madame Yvonne. Elle a aussi joué dans deux spectacles de Noël au Pays de la Sagouine.

Le personnage de Madame Yvonne avait pourtant été créé en 2007 dans l’espoir de faire trois représentations au profit de l’Arbre de l’Espoir.

Huit ans plus tard, 40 000 spectateurs avaient vus les pièces de ce personnage, un record dans l’histoire du théâtre acadien.

En entrevue à l’Écho d’Acadie, sa fille, l’auteure-compositrice-interprète Monique Poirier, se remémore les grands moments de sa carrière.

Quel est le moment le plus marquant que vous retenez de la carrière de votre mère?
Ma mère a fait du  « théâtre » aussi longtemps que je m’en souvienne. On a grandit en la voyant « faire la vieille » dans des soupers de famille – ma soeur et moi, ça nous gênait tellement ! Mais quand on est devenues des adultes, on s’est rendu compte, à peu près au même moment que la majorité des gens qui ont connu « Mme Yvonne», que ma mère avait un talent extraordinaire, naturel…pour le théâtre, l’écriture, l’humour… Sa carrière…elle a existé toute sa vie… Mon père, ma soeur et moi étions tellement heureux de la voir monter sur scène «  pour de vrai  »… communautaire.

J’étais très émue de la voir remporter le prix de l’interprète féminine de l’année au Festival de théâtre. C’était un grand moment pour elle.

«Sa carrière…elle a existé toute sa vie…»
— Monique Poirier.

Y a-t-il des éléments du jeu de Madame Yvonne inspirés de sa vie vie privée? Comment se préparait-elle pour les spectacles?
Elle s’est préparée toute sa vie ! Le personnage de Mme Yvonne lui ressemblait beaucoup – c’est elle qui a créé ce personnage…c’est devenu une partie d’elle. Tellement que les gens ne l’appelaient plus Yolande, mais Mme Yvonne. Elle était toujours nerveuse avant ses spectacles… malgré l’immense succès, les salles remplies à capacité, les commentaires des gens…elle avait toujours cette préoccupation de « bien faire son travail ».
Quel souvenir pensez-vous que les gens vont garder de Madame Yvonne?
Mme Yvonne était une femme du peuple. Elle disait les choses comme elle les voyait, à sa façon, avec sa sagesse et son humour. Je pense que les gens aimaient beaucoup Mme Yvonne parce qu’elle disait souvent tout fort ce qu’eux pensaient tout bas !!

En quoi votre mère vous a inspiré dans votre carrière artistique?
J’ai souvent entendu des gens me dire « j’ai toujours voulu apprendre le piano (ou faire du théâtre, ou écrire, ou apprendre à danser, etc, etc), mais je suis trop vieux (trop vieille) »…ma mère avait toujours rêvé de faire du théâtre, dans des « vraies salles».

Je me souviens du premier jour qu’elle est venue me voir en spectacle au Pays de la Sagouine. Elle m’a dit qu’elle aimerait tellement ça, faire du théâtre « comme ça » – et tout ça, ça s’est concrétisé.

Par Patrick de Grasse

Cette entrevue fut publiée dans le numéro de décembre de l’Écho d’Acadie, accessible gratuitement en suivant ce lien

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Photo: Gracieuseté de la troupe Les Femmes de Coeur.

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Prochain numéro de l’Écho d’Acadie

Noël approche à grand pas mais l’équipe de l’Écho d’Acadie ne chôme pas! Le prochain numéro sera autant rempli d’articles et d’entrevues, sur des sujets variés. Nous préparons ainsi des dossiers sur la fête de Noël en Acadie et dans le monde, sur les procès marquants de l’actualité, sur l’astronomie, sur la dernière saison de F1, sur l’élection à Terre-Neuve-et-Labrador, et plus encore!

Ce numéro sera disponible dès le 19 décembre. Il est toujours temps de nous envoyer vos articles, de nous envoyer du courrier ou d’y placer une annonce. Pour ce faire, contactez-nous à l’adresse suivante: echodacadie@gmail.com

Vous pouvez toujours consulter gratuitement le numéro de novembre à l’adresse suivante: http://www.joomag.com/en/newsstand/%C3%89cho-dacadie-d%C3%A9cembre-2015/0280826001445702425?ref=ib

 

Radiothon Arbre de l’Espoir: 1,8 millions $ en dons!

Le radiothon de l’Arbre de l’espoir a permis de récolter 1,8 millions de dollars pour la lutte contre le cancer au Nouveau-Brunswick. C’est le deuxième plus grand résultat de l’histoire de l’événement et, comme l’an passé, un important don dans les dernières minutes a permis de dépasser l’objectif, fixé à 1,7 millions $. L’édition de cette année était présidée par les comédiens Luc Leblanc et Robert Maillet.

Plus de détails dans le prochain numéro de l’Écho d’Acadie, dont la sortie est prévue pour le 19 décembre.

COOP Atlantique: chronique d’une fin annoncée

La coopérative, qui était autrefois un employeur et un moteur économique important dans de nombreuses communautés, est dissoute et vendue à différentes entreprises. Par Patrick de Grasse.

Au début novembre, Coop Atlantique mettait fin à ses
activités.
La coopérative, fondée en 1927, était en difficultés financières depuis quelque temps et avait étudié sérieusement la question à partir de l’automne 2014. Un plan de redressement était présenté en avril dernier, comprenant entre autres la fin de l’approvisionnement des magasins. Le 25 juin, Coop Atlantique se plaçait sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC). La firme KPMG avait ensuite été choisie pour contrôler la coopérative.

Lisez la suite à la page 11 du numéro de décembre de l’Écho d’Acadie

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L’ancienne Coop de Caraquet. Photo: Patrick de Grasse