L’Écho d’Acadie doit cesser sa publication

Vous avez bien lu. Les numéros précédents sont désormais gratuits et les articles terminés pour le quatrième numéro seront mis en ligne dans les jours suivants. Les abonnés seront remboursés pour les numéros manquants.

L’Écho d’Acadie avait pourtant vu une augmentation de sa popularité dans les deux dernières semaines, passant de 200 lecteurs par mois à 500, et approchant les 500 abonnés Facebook. Deux facteurs expliquent donc cette décision. L’Écho d’Acadie est un magazine publié à peu de frais et n’a besoin que de quelques centaines de dollars de revenus publicitaires par mois pour être rentable. Pourtant, la publicité est une source de revenu de plus en plus rare ces derniers temps, et L’Écho d’Acadie n’est pas la seule publication à en pâtir. La deuxième raison est le manque de participation au magazine. Bien qu’il y eut jusqu’à 5 collaborateurs par numéro, la charge de travail est trop importante pour pouvoir écrire 50 pages de textes de qualité par mois.

L’Écho d’Acadie doit donc cesser sa publication. Ce sera peut-être temporaire. Qui sait ce que l’avenir nous réserve? Un magazine est une nécessité en Acadie. J’encourage d’ailleurs nos lecteurs à lire le blogue Astheure (http://astheure.com/).

J’aimerais finalement remercier, pour leur soutien, Phil Comeau, Édith Butler, Joey Robin Haché, Sylvain Paulin, Laura Dalrymple Basset, Nicolas Saavedra-Renaud, Acadie Web Radio, la Fédération acadienne du Québec, ma famille et mes amis.

Un gros merci aussi à nos lecteurs, sans qui ce magazine aurait été impossible.

« Il y a longtemps que je t’aime, jamais je ne t’oublierai »

Cordialement,

Patrick de Grasse, éditeur et rédacteur en chef

Il est toujours temps d’annoncer dans l’Écho d’Acadie

Il est toujours temps d’annoncer votre entreprise, votre organisme ou votre événement dans le prochain numéro de l’Écho d’Acadie!

L’Écho d’Acadie c’est:

*450 abonnés Facebook
*Plus de 120 visiteurs sur le site web par semaine, dans 9 pays différents (80% au Canada, la plupart dans les Maritimes)
*300 lecteurs mensuels

Rejoignez des annonceurs ayant fait confiance à nos services, tel que Marquis Énergie et Acadie Web Radio.

La date de tombée est le 31 janvier prochain. Des tarifs avantageux sont disponibles.

Une touche acadienne en science: l’astronomie

À chaque mois, l’Écho d’Acadie devrait parler d’une science en
particulier, et de la recherche qui se fait en Acadie.
Ce mois-ci, c’est le tour de l’astronomie. C’est l’une des sciences les plus
anciennes, à laquelle participe de nombreux amateurs. Nous avons
obtenu une entrevue avec les deux professeurs d’astronomie de
l’Université de Moncton.

Les professeurs

Francis Leblanc a obtenu son baccalauréat à l’U. de Moncton, puis une maîtrise et un doctorat en physique à l’Université de Montréal. Il est professeur à l’Université de Moncton depuis plus de 20 ans et est doyen du département de physique et d’astronomie depuis 5 ans. Il s’intéresse particulièrement aux processus atomiques dans les étoiles. Quoiqu’il n’enseigne plus, il dirige encore des travaux d’étudiants. Il publie régulièrement des articles scientifiques et son manuel An Introduction to Stellar Astrophysics (2010) est à l’étude dans plus de 60 universités.

Viktor Khalack est d’origine ukrainienne et a étudié la physique à l’Université de Kiev. Il habite depuis 2005 au Canada et est professeur à l’U. de Moncton depuis 2012.  Il y est professeur de baccalauréat, de maîtrise et supervise aussi les travaux des étudiants. Il s’intéresse particulièrement à la couleur des étoiles, ce qui est très important pour comprendre leur évolution. Il étudie aussi l’abondance des éléments chimiques dans les étoiles par l’analyse des raies spectrales et, finalement, étudie les étoiles avec un fort champ magnétique.

Pourquoi la physique?

Quel est donc le lien entre physique et astronomie? Le professeur Leblanc explique que, pour comprendre les phénomènes astronomiques, il faut des connaissances en physique. Typiquement, les astronomes vont suivre d’abord un baccalauréat en physique puis vont se spécialiser. Des sciences telles que la chimie et la biologie sont aussi utiles. Les mathématiques sont aussi pratiques, et l’informatique est rendue indispensable.

L’astronomie en Acadie

À la question de savoir depuis quand les Acadiens s’intéressent à l’astronomie, le professeur Leblanc explique que « tout le monde a déjà observé le ciel en se posant des questions » et que, même sans connaissances, plusieurs personnes aiment prendre des photos du ciel nocturne. L’astronomie intéresse aussi les gens de tous âge, le professeur Khalack faisant remarquer que certains retraité s’inscrivent au cours de l’université

Plus précisément, un cours d’astronomie générale, qui existe toujours sous le sigle ASTR1043, est créé dès la fondation de l’université dans les années 1960. Dans les années 1970, deux professeurs, l’un de physique et installent un premier télescope et offre des séances publiques d’astronomie. Francis Leblanc est le premier professeur spécialisé embauché par l’université.

Un nouveau télescope est installé sur les toits de l’université en 1998 (voir photo ci-haut). C’est en fait un véritable observatoire, avec une coupole et divers instruments de mesure. Le télescope est muni d’une lentille de 16 pouces. Le télescope est muni d’une lentille de 16 pouces.

Le professeur Khalack gère l’observatoire, qui sert surtout à l’enseignement à cause de la pollution lumineuse de la ville. Une séance d’astronomie est organisée à chaque mois, pour des étudiants de l’université ou même des groupes organisés.

En fait, il existe plusieurs clubs d’astronomes amateurs dans les provinces de l’Atlantique. Entre autres, au Nouveau-Brunswick, il y a un club à l’échelle provinciale, comptant de 50 à 100 membres. Il est associé à la Société royale d’astronomie, qui compte un centre dans la province, organisant des réunions, des conférences et des séances d’observation.

Lire la suite dans le numéro de janvier de l’Écho d’Acadie: numéro 3

Par Patrick de Grasse

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Une image grâce à l’observatoire de l’Université de Moncton (gracieuseté).

Le rétrofuturisme

Ils se chauffent au charbon mais se déplacent à des vitesses
vertigineuses. Ils s’habillent comme nos arrière-grand-parents mais
possèdent la technologie de nos petits-enfants. Entrez dans l’univers
rétrofuturiste.

Le rétrofuturisme est à l’origine un courant
littéraire des années 1970. Il se subdivise en
plusieurs genres, le plus connu est le
steampunk mais il y a aussi le dieselpunk, le
cyberpunk, le solarpunk et le clockpunk. Le
rétrofuturisme est un aspect de l’uchronie, un
temps qui n’existe pas. Par le rétrofuturisme,
on peut par exemple imaginer des
personnages du XIXe siècle utilisant la
technologie du XXIe siècle.
C’est un genre très populaire ces dernières
années. Non seulement en littérature mais
aussi dans l’artisanat, au cinéma – Dune ou
encore Avril et le monde truqué qui sortira
en 2016 – et dans les jeux vidéos, par exemple
Crimson Sky ou plus récemment
Wolfenstein: The New Order. Tel qu’on peut
le voir sur la photo en bas, de nombreuses
personnes font de la costumade sur le thème
du rétrofuturisme.
Nous avons put obtenir une entrevue avec
Curtis Lawrence, le vice-président de la Jules
Verne Phantastical Society, basée à Halifax.

Lire la suite dans le numéro de janvier de l’Écho d’Acadie: numéro 3

Par Patrick de Grasse

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En haut: une famille en costumade rétrofuturiste. Photo: Steampunk Family the von
Hedwigs, Flickr, CC BY 2.0.

Essai: le palmarès acadien

L’idée de dresser un palmarès
acadien coïncide avec
l’établissement de la radio
communautaire en Acadie, il y a
quelque 25 ans. Il est intimement
lié à l’évolution qu’a connue le
milieu musical acadien à la fin des
années 90. En effet, les radios
communautaires ont encouragé
les artistes musicaux acadiens en
diffusant leurs démos ou leur
enregistrement professionnel. En
particulier, la station CJSE située
dans le sud-est du Nouveau-
Brunswick a été une pionnière en
faisant la promotion active de la
musique locale auprès de son
auditoire. L’ARCANB a adopté et
adapté ce modèle. Aujourd’hui, la
programmation musicale de CJSE
est composée à 80% de titres
musicaux acadiens locaux; pour
nous, cela est remarquable. Le
développement de la technologie
conférant plus de flexibilité à
monter des studios maison a fait
que rapidement, la qualité et la
quantité d’enregistrements
étaient tout à coup disponibles. Il
n’en fallait pas plus pour
promouvoir ce travail et le
proposer à nos auditoires. La
réaction positive a été immédiate
et le dossier ne fait qu’évoluer
depuis; nous avons créé une
demande et le reste est une
histoire à succès pour les artistes
et aussi pour les stations
radiophoniques acadiennes
et de toute la francophonie
canadienne. Dès le début,
l’ARCANB a pris soin de diviser les
palmarès en deux catégories soit
le palmarès country et le palmarès
pop-rock (65 à 70% de l’auditoire
acadien préfère le country contre
35 à 40% pour le pop-rock.) Pour
faire partie de ces palmarès les
artistes doivent être de souche
acadienne (de partout dans le
monde) ou encore d’être
francophone et établis dans la
région atlantique. Les titres sont
présentés à leur radio
communautaire locale et diffusés
sur leurs ondes. À chaque
semaine, les radios
communautaires membres de
l’ARCANB compilent le nombre de
fois que chaque artiste acadien a
pris les ondes et expédient cette
fiche à un coordonnateur. Le
coordonnateur compile les fiches
des stations et dresse les positions
dans les deux catégories (country
et pop rock.) Une productrice
utilise ces fiches pour produire
deux émissions radiophoniques
d’une demi heure et la fait
parvenir à notre partenaire
national, l’ARC du Canada
(l’alliance des radios
communautaires du Canada.) Ces
fichiers sont alors disponibles aux
10 stations membres de l’ARCANB
ainsi qu’à l’ensemble des
membres de l’ARC à l’intention des
communautés francophones et
acadiennes du Canada ainsi
qu’aux membres de l’ARCQ
(associations des radiodiffuseurs
communautaires du Québec.) Ces
compilations sont également
disponibles à chaque semaine
dans le journal quotidien l’Acadie
Nouvelle avec qui l’ARCANB
entretient un lien de partenariat. À
la fin de l’année, une compilation
des 100 titres ayant le plus tourné
est aussi compilée, produite et
diffusée.
Il ne fait aucun doute que les
palmarès acadiens sont devenus
des incontournables dans le
secteur de la promotion du talent
acadien. Il a une incidence directe
sur les ventes des produits
radiophoniques et du
développement de l’auditoire en
salle. Au cours des prochaines
années, l’ARCANB verra à réviser le
dossier afin de maximiser la
promotion de nos artistes et de
toujours mieux répondre à la
demande de nos auditoires. En
étant à « l’écoute » de nos
auditoires et du milieu musical,
nous tâcherons d’adapter nos
palmarès dans le but de continuer
à nous développer et à nous
épanouir dans les nouvelles
réalités de marché.

Par Roland Bryar

Cet article a été publié dans le numéro de janvier de l’Écho d’Acadie, visible à cette adresse: numéro 3

La Plaise – Entrevue avec le créateur Jean-Sébastien Levesque

Pour notre plus grand bonheur, l’humour a la cote en Acadie, sur scène comme à la télé, à la radio ou en ligne. Dans le premier numéro, nous vous parlions du site Les Niaiseries acadiennes. Voici un autre site, faisant un humour bien différent, La Plaise.

P. Je vois que le plus vieil article date du 30 décembre 2014. Est-ce la date de fondation du site?

J.-S. Originellement on voulait lancer pour le nouvel an. 10 000 petits pépins plus tard, on a changé notre date de lancement au 1er avril. Une date qui fut imposée par les grandes forces de la malchance mais qui a été une grande joie. Il semblerait qu’à Edmundston, une grande fête sera organisée pour le 1er avril, pour célébrer La Plaise.
P. Au départ, pensiez-vous que le site allait devenir aussi populaire?

J.-S. Absolument pas. On voulait juste s’amuser. On aime beaucoup ce genre de sites. Notre préféré au NB est The Manatee, mais il est juste en anglais. On en a fait un acadien.

Lire la suite dans le numéro de janvier de l’Écho d’Acadie: numéro 3

Par Patrick de Grasse

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Logo de La Plaise (gracieuseté)

La lutte aux changements climatiques, même chez nous

Ainsi donc, les pays du monde sont parvenus à un accord sur la limitation des changements climatique.

Les citoyens des Provinces maritimes sont bien placés pour mesurer l’impact de la pollution et des changements climatiques. Peu importe où une industrie est installée, son impact peut se faire sentir sur l’environnement et donc sur la population.

D’ailleurs, des effets des changements climatiques, et d’une manière générale de l’influence de l’industrie sur l’environnement se remarquent déjà chez nous. L’érosion des côtes n’est pas un phénomène nouveau mais s’amplifie à cause de l’augmentation et de la puissance grandissante des tempêtes. Certaines infrastructures ne sont même plus réparées, et d’autres, tels que les ports de pêche, doivent l’être à grands frais d’année en année. Des espèces ont disparues ou sont désormais très rares: personne ne peut nier qu’il n’y a presque plus de morue. J’ai eu de la difficulté à croire mes parents lorsqu’ils m’ont racontés qu’il y avait des tortues dans la forêt quand ils étaient enfants.

Notre influence néfaste sur l’environnement est particulièrement forte chez nous.

Pourtant, la mobilisation est difficile. Il y a bien eu une opposition à l’exploitation du gaz de schiste mais peu de solutions sont trouvées à nos problèmes. Les partis politiques proposent peu d’action réelle, et les partis verts ne font jamais élire de députés.

De nombreuses initiatives sont tout de même prises en Nouvelle-Écosse et à l’Île-du-Prince-Édouard en faveur du recyclage et du compostage, alors que le recyclage n’est même pas encore possible partout au Nouveau-Brunswick. L’Île-du-Prince-Édouard a bien fait des efforts louables en faveur de l’énergie éolienne mais les autres provinces tardent à développer les énergies renouvelables. Pourtant, le potentiel éolien est bien là. Quant au transport, nous continuons à surtout nous déplacer en automobile. Combien de fois j’ai vu des gens prendre l’auto pour aller chez leur voisin? La Nouvelle-Écosse fait toutefois des efforts intéressant dans le développement du transport en commun. Il reste que, pour être à niveau avec ce qui se fait ailleurs, nous devrions déjà avoir un réseau de tramway à Halifax, Moncton et Saint-Jean, des réseaux d’autobus urbains à Bathurst, Campbellton, Caraquet et Tracadie ainsi que des autobus interurbains réguliers dans les autres régions.

Le débat entourant les changements climatiques tournent souvent autour du fait de savoir s’ils sont d’origine humaine ou non. Je crois que c’est un faux débat car les effets sont observables. Nous avons tous un aîné nous ayant raconté comment le climat était différent dans sa jeunesse. Nous avons tous remarqué des changements au cours de notre vivant. Ces changements ont été mesurés et ont des effets réels, souvent néfastes. Peu importe leur cause, il est probablement encore possible d’en inverser les effets mais surtout de s’y adapter.

Il faut accepter que nous subissons les effets des changements climatiques. Il faut accepter que nous avons besoin de nous adapter. Il faut accepter que nous pouvons faire des efforts pour réduire les effets des changements climatiques.

Un peuple avant tout côtier comme le nôtre ne peut pas se permettre de voir ses villages rongés par les tempêtes et ses ressources disparaître.

Sensibilisez vos élus à cette réalité. Demandez à ce que ce sujet face l’objet de réels débats lors les campagnes électorales, au niveau municipal, provincial ou fédéral, mais aussi que les engagements soient respectés.

Par Patrick de Grasse, éditeur et rédacteur en chef

Cet éditorial fut publié à l’origine dans le numéro de janvier 2016 de l’Écho d’Acadie, dispobible à cette adresse: numéro 3

Bon retour

L’Écho d’Acadie souhaite à tous et à toutes une bonne année 2016 et un bon retour aux travail ou aux études.

Pour ceux ayant pris une pause d’internet durant les fêtes, le numéro de janvier de l’Écho d’Acadie est disponible en cliquant sur ce lien: numéro 3

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Capture de la couverture