Le rétrofuturisme

Ils se chauffent au charbon mais se déplacent à des vitesses
vertigineuses. Ils s’habillent comme nos arrière-grand-parents mais
possèdent la technologie de nos petits-enfants. Entrez dans l’univers
rétrofuturiste.

Le rétrofuturisme est à l’origine un courant
littéraire des années 1970. Il se subdivise en
plusieurs genres, le plus connu est le
steampunk mais il y a aussi le dieselpunk, le
cyberpunk, le solarpunk et le clockpunk. Le
rétrofuturisme est un aspect de l’uchronie, un
temps qui n’existe pas. Par le rétrofuturisme,
on peut par exemple imaginer des
personnages du XIXe siècle utilisant la
technologie du XXIe siècle.
C’est un genre très populaire ces dernières
années. Non seulement en littérature mais
aussi dans l’artisanat, au cinéma – Dune ou
encore Avril et le monde truqué qui sortira
en 2016 – et dans les jeux vidéos, par exemple
Crimson Sky ou plus récemment
Wolfenstein: The New Order. Tel qu’on peut
le voir sur la photo en bas, de nombreuses
personnes font de la costumade sur le thème
du rétrofuturisme.
Nous avons put obtenir une entrevue avec
Curtis Lawrence, le vice-président de la Jules
Verne Phantastical Society, basée à Halifax.

Lire la suite dans le numéro de janvier de l’Écho d’Acadie: numéro 3

Par Patrick de Grasse

4629447382_b8f1f0b1f0_o

En haut: une famille en costumade rétrofuturiste. Photo: Steampunk Family the von
Hedwigs, Flickr, CC BY 2.0.

Publicités

Essai: le palmarès acadien

L’idée de dresser un palmarès
acadien coïncide avec
l’établissement de la radio
communautaire en Acadie, il y a
quelque 25 ans. Il est intimement
lié à l’évolution qu’a connue le
milieu musical acadien à la fin des
années 90. En effet, les radios
communautaires ont encouragé
les artistes musicaux acadiens en
diffusant leurs démos ou leur
enregistrement professionnel. En
particulier, la station CJSE située
dans le sud-est du Nouveau-
Brunswick a été une pionnière en
faisant la promotion active de la
musique locale auprès de son
auditoire. L’ARCANB a adopté et
adapté ce modèle. Aujourd’hui, la
programmation musicale de CJSE
est composée à 80% de titres
musicaux acadiens locaux; pour
nous, cela est remarquable. Le
développement de la technologie
conférant plus de flexibilité à
monter des studios maison a fait
que rapidement, la qualité et la
quantité d’enregistrements
étaient tout à coup disponibles. Il
n’en fallait pas plus pour
promouvoir ce travail et le
proposer à nos auditoires. La
réaction positive a été immédiate
et le dossier ne fait qu’évoluer
depuis; nous avons créé une
demande et le reste est une
histoire à succès pour les artistes
et aussi pour les stations
radiophoniques acadiennes
et de toute la francophonie
canadienne. Dès le début,
l’ARCANB a pris soin de diviser les
palmarès en deux catégories soit
le palmarès country et le palmarès
pop-rock (65 à 70% de l’auditoire
acadien préfère le country contre
35 à 40% pour le pop-rock.) Pour
faire partie de ces palmarès les
artistes doivent être de souche
acadienne (de partout dans le
monde) ou encore d’être
francophone et établis dans la
région atlantique. Les titres sont
présentés à leur radio
communautaire locale et diffusés
sur leurs ondes. À chaque
semaine, les radios
communautaires membres de
l’ARCANB compilent le nombre de
fois que chaque artiste acadien a
pris les ondes et expédient cette
fiche à un coordonnateur. Le
coordonnateur compile les fiches
des stations et dresse les positions
dans les deux catégories (country
et pop rock.) Une productrice
utilise ces fiches pour produire
deux émissions radiophoniques
d’une demi heure et la fait
parvenir à notre partenaire
national, l’ARC du Canada
(l’alliance des radios
communautaires du Canada.) Ces
fichiers sont alors disponibles aux
10 stations membres de l’ARCANB
ainsi qu’à l’ensemble des
membres de l’ARC à l’intention des
communautés francophones et
acadiennes du Canada ainsi
qu’aux membres de l’ARCQ
(associations des radiodiffuseurs
communautaires du Québec.) Ces
compilations sont également
disponibles à chaque semaine
dans le journal quotidien l’Acadie
Nouvelle avec qui l’ARCANB
entretient un lien de partenariat. À
la fin de l’année, une compilation
des 100 titres ayant le plus tourné
est aussi compilée, produite et
diffusée.
Il ne fait aucun doute que les
palmarès acadiens sont devenus
des incontournables dans le
secteur de la promotion du talent
acadien. Il a une incidence directe
sur les ventes des produits
radiophoniques et du
développement de l’auditoire en
salle. Au cours des prochaines
années, l’ARCANB verra à réviser le
dossier afin de maximiser la
promotion de nos artistes et de
toujours mieux répondre à la
demande de nos auditoires. En
étant à « l’écoute » de nos
auditoires et du milieu musical,
nous tâcherons d’adapter nos
palmarès dans le but de continuer
à nous développer et à nous
épanouir dans les nouvelles
réalités de marché.

Par Roland Bryar

Cet article a été publié dans le numéro de janvier de l’Écho d’Acadie, visible à cette adresse: numéro 3

La Plaise – Entrevue avec le créateur Jean-Sébastien Levesque

Pour notre plus grand bonheur, l’humour a la cote en Acadie, sur scène comme à la télé, à la radio ou en ligne. Dans le premier numéro, nous vous parlions du site Les Niaiseries acadiennes. Voici un autre site, faisant un humour bien différent, La Plaise.

P. Je vois que le plus vieil article date du 30 décembre 2014. Est-ce la date de fondation du site?

J.-S. Originellement on voulait lancer pour le nouvel an. 10 000 petits pépins plus tard, on a changé notre date de lancement au 1er avril. Une date qui fut imposée par les grandes forces de la malchance mais qui a été une grande joie. Il semblerait qu’à Edmundston, une grande fête sera organisée pour le 1er avril, pour célébrer La Plaise.
P. Au départ, pensiez-vous que le site allait devenir aussi populaire?

J.-S. Absolument pas. On voulait juste s’amuser. On aime beaucoup ce genre de sites. Notre préféré au NB est The Manatee, mais il est juste en anglais. On en a fait un acadien.

Lire la suite dans le numéro de janvier de l’Écho d’Acadie: numéro 3

Par Patrick de Grasse

laplaise-hor-transp
Logo de La Plaise (gracieuseté)

Fous des blocs LEGO

Inventées en 1936 par un menuiser danois du nom de Ole Kirk Christiansen, ces petites briques en plastique continuent de faire fureur auprès des petits…et des grands! Par Patrick de Grasse.

Jacques Detraz, 50 ans, est domicilié à Dieppe. Comme de nombreuses personnes, il a pris la piqûre des LEGO à l’âge adulte, il y a quinze ans. Qu’est-ce qui attire autant de personnes dans ce passe-temps? Dans le cas de Jacques, il jouait en fait un peu aux LEGO quand il était enfant mais c’est lorsque son propre fils a atteint l’âge pour y jouer qu’il a recommencé à en faire.

Jacques est à l’origine du club NovaLUG, qu’il a fondé vers 2002 alors qu’il habitait à Halifax. Le club compte de nombreux membres, dont une dizaine sont actifs. Ils habitent surtout en Nouvelle-Écosse mais il y en a aussi au Nouveau-Brunswick. L’âge des membres varie énormément, de 20 ans à 73 ans. Le club se rencontre rarement compte tenu de l’éloignement des membres mais organise une exposition par année. Ces expositions sont toujours un succès et attirent plus que des membres du club.

Jacques s’intéresse plus particulièrement aux LEGO Technic et aux Mindstorm. Il a participé à plusieurs compétions de robots sumo d’où il a remporté des prix, entre autres à Washington.

Les amateurs de LEGO utilisent des sites comme
Flickr ou Brickshelf pour montrer leurs créations au
monde. Youtube est aussi très pratique, surtout pour
les véhicules ou les mécanismes. Jacques déclare même être fier
qu’une personne en Belgique a copié l’un de ses modèles figurants sur
Youtube.

Les amateurs de LEGO peuvent acheter leurs pièces directement auprès de l’entreprise, auprès de leur club ou de sites spécialisés tel que Bricklink. Certaines créations peuvent être très grosses, Jacques a déjà attendu des mois et dépensé 1000$ pour compléter le socle de sa version de la statue de la Liberté.

Alice Finch, une Néo-Zélandaise, a déjà utilisé plus de 100 000 pièces pour recréer l’école Poudlard, de l’univers de Harry Potter.

D’ailleurs, autant les femmes que les hommes participent a ce passe-temps. Les créations les plus populaires sont sur le thème des trains ou des châteaux mais des gens font aussi des véhicules, des bâtiments, des vaisseaux, etc.

Il y a même des cinéastes faisant des films en LEGO, une activité à l’origine de l’idée du récent film d’animation.

LEGO est désormais le plus grand fabricant de jouets au monde. Selon Jacques Detraz, la qualité de ses pièces ne se compare pas à la concurrence.

Cet article fut publié dans le numéro de décembre de l’Écho d’Acadie, accessible gratuitement en suivant ce lien.

sambot-1
Entrer une légende

L’un des robots sumo de Jacques Detraz (Gracieuseté).

Au revoir, Madame Yvonne!

Yolande Poirier, l’interprète du fameux personnage de théâtre Madame Yvonne, est morte le 25 octobre dernier à l’âge de 66 ans, dans son village natale de Notre-Dame-de-Kent. Elle avait lutté contre le cancer durant longtemps.

Elle a interprété le fameux personnage durant quelques années au sein de la troupe « Les Femmes de Coeur », figurant dans les pièces Madame Yvonne entre au foyer, Votez Madame Yvonne et Bonne fête Madame Yvonne. Elle a aussi joué dans deux spectacles de Noël au Pays de la Sagouine.

Le personnage de Madame Yvonne avait pourtant été créé en 2007 dans l’espoir de faire trois représentations au profit de l’Arbre de l’Espoir.

Huit ans plus tard, 40 000 spectateurs avaient vus les pièces de ce personnage, un record dans l’histoire du théâtre acadien.

En entrevue à l’Écho d’Acadie, sa fille, l’auteure-compositrice-interprète Monique Poirier, se remémore les grands moments de sa carrière.

Quel est le moment le plus marquant que vous retenez de la carrière de votre mère?
Ma mère a fait du  « théâtre » aussi longtemps que je m’en souvienne. On a grandit en la voyant « faire la vieille » dans des soupers de famille – ma soeur et moi, ça nous gênait tellement ! Mais quand on est devenues des adultes, on s’est rendu compte, à peu près au même moment que la majorité des gens qui ont connu « Mme Yvonne», que ma mère avait un talent extraordinaire, naturel…pour le théâtre, l’écriture, l’humour… Sa carrière…elle a existé toute sa vie… Mon père, ma soeur et moi étions tellement heureux de la voir monter sur scène «  pour de vrai  »… communautaire.

J’étais très émue de la voir remporter le prix de l’interprète féminine de l’année au Festival de théâtre. C’était un grand moment pour elle.

«Sa carrière…elle a existé toute sa vie…»
— Monique Poirier.

Y a-t-il des éléments du jeu de Madame Yvonne inspirés de sa vie vie privée? Comment se préparait-elle pour les spectacles?
Elle s’est préparée toute sa vie ! Le personnage de Mme Yvonne lui ressemblait beaucoup – c’est elle qui a créé ce personnage…c’est devenu une partie d’elle. Tellement que les gens ne l’appelaient plus Yolande, mais Mme Yvonne. Elle était toujours nerveuse avant ses spectacles… malgré l’immense succès, les salles remplies à capacité, les commentaires des gens…elle avait toujours cette préoccupation de « bien faire son travail ».
Quel souvenir pensez-vous que les gens vont garder de Madame Yvonne?
Mme Yvonne était une femme du peuple. Elle disait les choses comme elle les voyait, à sa façon, avec sa sagesse et son humour. Je pense que les gens aimaient beaucoup Mme Yvonne parce qu’elle disait souvent tout fort ce qu’eux pensaient tout bas !!

En quoi votre mère vous a inspiré dans votre carrière artistique?
J’ai souvent entendu des gens me dire « j’ai toujours voulu apprendre le piano (ou faire du théâtre, ou écrire, ou apprendre à danser, etc, etc), mais je suis trop vieux (trop vieille) »…ma mère avait toujours rêvé de faire du théâtre, dans des « vraies salles».

Je me souviens du premier jour qu’elle est venue me voir en spectacle au Pays de la Sagouine. Elle m’a dit qu’elle aimerait tellement ça, faire du théâtre « comme ça » – et tout ça, ça s’est concrétisé.

Par Patrick de Grasse

Cette entrevue fut publiée dans le numéro de décembre de l’Écho d’Acadie, accessible gratuitement en suivant ce lien

151025_538us_yolande-poirier-mme-yvonne-2_sn635
Entrer une légende

Photo: Gracieuseté de la troupe Les Femmes de Coeur.

.

Entrevue: Joey Robin Haché

Après son troisième album, Repaver l’âme, sorti le 25 novembre 2014, et de nombreux prix, Joey Robin Haché nous offre son point de vue sur son oeuvre et donne un aperçu de son prochain album. Par Patrick de Grasse.

L’artiste, né un 26 août 1986 à Nigadoo, a baigné dans la musique
dès son enfance. Ses parents avaient un penchant artistique et c’est son père qui lui a appris la guitare. Étudiant tout d’abord l’infographie à Bathurst, il fait son  « exode du Nord » à l’âge de 20 ans et obtient, au bout de quatre ans, un baccalauréat en Arts visuels à l’Université de Moncton. En « écoutant son coeur et en étant persévérant », il a « pratiquement fait son plan B avant son plan A ».

Tu as été caricaturiste au journal étudiant Le Front. En quoi ta carrière dans les arts visuels inspire ta carrière musicale?
L’université a été une grande source d’inspiration. On peut chercher un champ lexical précis dans les arts visuels. On peut dire que j’écris comme je peint.

Comment t’y prends-tu pour écrire une chanson? J’écris suite à des bouleversements dans ma vie. Je me force à écrire à cause de cet impact. Je veux dire, ça me donne une bonne raison d’écrire. Je me bloque si je me force, c’est moins réel. En général, j’écris seulement 5, 10 minutes après un bouleversement. Le premier éclat doit être jeté sur une feuille. En fait, je ne suis pas capable des barèmes.

Lisez la suite à la page 24 du numéro de décembre de l’Écho d’Acadie.

10929104_882734178415266_4628766825671492200_n
Entrer une légende

Photo: Annie France Noël (gracieuseté)

Noël d’Amour de Zachary Richard au profit de l’Arbre de l’Espoir

Zachary Richard a écrit et composé la chanson Noël d’Amour, dont les profits iront à l’Arbre de l’Espoir. La chanson est interprétée par Zachary Richard et Paul Hébert. Marc Beaulieu en a fait la réalisation. Les musiciens sont Zachary Richard (piano et voix), Paul Hébert (voix), Jeff Smallwood (guitare), Marc Beaulieu (basse), Christian Prévost (premier violon), Mélanie Bélair (second violon), Ligia Paquin (alto) et Carla Antoun (violoncelle).

La chanson a été lancée aujourd’hui, le 2 novembre, à l’émission « Le Réveil » à Ici Radio-Canada Acadie.  Le disque, une production de Le Grenier musique, est disponible au coût de 5$ en magasin et en ligne.

La Fédération des caisses populaires acadiennes est le principal partenaire financier du projet.

Par Patrick de Grasse

Zachary Richard aux FrancoFolies de Montréal. Crédit: Jean Gagnon, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0
Zachary Richard aux FrancoFolies de Montréal. Crédit: Jean Gagnon, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0

Yolande Poirier est morte

La comédienne Yolande Poirier, qui s’est fait connaître dans le rôle de Madame Yvonne, est morte dimanche le 25 octobre des suites d’une longue maladie.

Son rôle de Madame Yvonne a été popularisé dans les pièces Madame Yvonne entre au foyer, Votez Madame Yvonne et Bonne fête Madame Yvonne, de la troupe de théâtre Femme de cœur. La pièce Madame Yvonne a été vue par 40 000 spectateurs, en faisant l’un des grands succès du théâtre acadien.

Yolande Poirier est la mère de l’auteure-compositrice-interprète Monique Poirier.